Partie 3: Avantages liés au développement et à l'utilisation des biocarburants

 A)   Des avantages environnementaux

1)      pollution  et réchauffement climatique

a)      un point sur les émission de CO2

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’automobile c’est imposé comme le principal mode de transport, dans les pays développés, pour la circulation des individus et le transport de marchandises. On en comptait 50000 avant la seconde guerre mondiale et, durant les trente glorieuses, le parc 300 millions de véhicules en 1975. En 2007la production annuelle mondiale a passé le cap des 70 millions, et on estime que le parc automobile pourrait dépasser le milliard en 2010 ainsi le secteur des transports a pu faire apprécier ses avantages mais son utilisation massive comme c’est le cas aujourd’hui, est à l’origine de l’augmentation exponentiel des gaz a effets de serres notamment le CO2 Malgré les accords de Kyoto ayant pour objectif de réduire au maximum les concentrations de gaz a effets de serre  qui sont entrés en vigueur en 200ale de CO2 , la concentration globale de CO2 ne fait qu’augmenter avec environ 350ppm de moyenne et jusqu’a 385ppm pour le maximum alors que durant des décennies, il stagné a 270 suivant les périodes glaciaire

Selon ce graphique, et si l’on part de la moyenne établi donc à 270ppm, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a donc augmenter de 40% en environ 150 ans soit une moyenne de 0.25 par an.

  Apres avoir constaté cette évolution, il faut la mettre en relation avec le réchauffement climatique :

 Cette étude a était faite en antarctique, dans la calotte glaciaire, où, en perforant la glace les ingénieurs ont peu prouvé, grâce aux bulles d’air qui y étaient enfermées, prouvé que la température de la planète est liée a la concentration de CO2. Nous pouvons constater que depuis des millénaires, le CO2 est resté stable. Or depuis ces deux siècles, il adonc augmenter et la courbe de la température au lieu de faire un pic comme elle l’a toujours fait, stagne elle ne peut donc qu’augmenter.

Ainsi les émissions de gaz comme le CO2 sont à l’ origine d’une augmentation considérable  de la température terrestre. Les véhicules marchant au pétrole en sont une cause majeure :

Au niveau mondial, le secteur des transports représente le deuxième secteur émetteur avec  7Gt de CO2 émis en 2005, derrière le secteur de l’énergie d’après les projections de l’Agence internationale de l’énergie, ces émissions vont continuer à augmenter atteignant 18Gt de 2050.

En France, le secteur des transports est le premier émetteur avec 26% des émissions de CO2 devant les secteurs de l’industrie, l’agriculture et le résidentiel.

 

Les émissions de CO2 liées aux transports ont connu la plus forte hausse entre 1990 et2005 (+22%) alors que tous les autres secteurs d’activité, à l’exception du secteur résidentiel auraient réduit leurs émissions.  Suite aux efforts réalisés par les constructeurs automobile pour réduire les polluants à l’échappement, notamment les NOx, la répartition des gaz à effet de serre du secteur des transports montre à quel point le CO2 est prédominant. En France en 2006, les émissions de CO2 représentent 95% des émissions de GES du secteur des transports.

 

 

De plus, en France, le transport routier est le principal émetteur de CO2 de l’ensemble du secteur avec 85% du total loin devant l’aviation avec 14% ; et l’importance du secteur routier dans l’ensemble du secteur des transports se retrouve de manière similaire au niveau mondial, ce qui explique pourquoi le secteur automobile, en particulier , fait l’objet d’importantes recherches et développement en matière de réduction de ses de CO2 ainsi que de réglementation de plus en plus sévère.

Conclusion

Beaucoup reste à faire donc à faire pour réduire les émissions de CO2 du secteur des transports. Sans action, elles atteindraient 18 GT en 2050 emmenées principalement par le trafic routier, principal émetteur du secteur et par la croissance des pays en voie de développement où les parcs automobiles explosent.

L’Agence internationale de l’énergie a élaboré un scénario  volontariste visant a plafonner les émissions de CO2 du transport à 10 GT en 2050. Dans cette optique, les améliorations de l’efficacité énergétiques des véhicules et l’usage de biocarburants représentent deux tiers et un tiers des réductions potentielles.

 

b)      L’alternative des biocarburants au réchauffement climatique

Les biocarburants sont produits à, partir de matériaux de la biomasse (canne à sucre, graine de colza, blé, paille, bois) transformés en carburants pour les transports.

En effet ces végétaux se développent en fixant le gaz carbonique de l’air, Transformé en  biocarburant et brulé dans les moteurs, le carbone se retrouve à nouveau dans l’atmosphère. Au final, ce recyclage permanent limite l’enrichissement

En 2002, l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Ministère de l’industrie ont confié à un expert indépendant l’évaluation des émissions de gaz à effet de  serre du bioéthanol. Cette étude, conduite par PriceWaterhouseCoopers en 2003 et 2004, montre que pour chaque litre d’essence remplacé par 1 litre de bioéthanol, on réduit les émissions de gaz à effet de serre qu’aurait produit ce lire d’essence.

Exprimé en  équivalent carbone, chaque hectare de betteraves transformé en bioéthanol permet d’économiser 4 tonnes de carbone fossile par an. Rappelons aussi que 5% d’éthanol dans les essences permet d’épargné 10g/km de CO2

De plus, la filière carburant bénéficie de possibilités de progression significatives puisque l’amélioration des techniques utilisées, notamment lors de la fermentation er d la distillation, permettra de porter cette réduction à 86%.

D’ailleurs, la commission européenne approuve l’utilisation des biocarburants contre le réchauffement climatique ; le jeudi 13 septembre 2007, elle annonce : << Nous sommes définitivement convaincus que les biocarburants produisent moins de CO2 que les  combustibles fossiles >> est s’est engagé à baisser la consommation des véhicules neufs à 120 grammes de CO2/km

Chiffre à retenir :

! 1 litre de bioéthanol produit 75% moins d’émissions de gaz qu’1 litre d’essence !

2) le biocarburant une alternative aux énergie fossiles

      a)le pétrole, une énergie fossile

<< Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants >> (Saint Exupéry)

Le pétrole représente 35%  de toutes les énergies produites dans le monde. Il est utilisé pour le carburant des automobiles, le fioul pour le chauffage, le kérosène pour l’aviation, le mazout pour le fret et les industries.

Le pétrole est une énergie fossile non renouvelable. Les réserves de cet hydrocarbure diminuent d’années en années. Aujourd’hui on produit 2 fois plus de pétroles que l’on en découvre. Près des 2/3 des réserves de pétroles se situent au Moyen Orient, zone politiquement instable.

Le groupe d’expert allemand Energy Watch Group estime que les réserves prouvées en 2006, c'est-à-dire exploitable et rentables seraient de 854 milliard de barils. La consommation annuelle mondiale est estimée à 31 milliard de baril, mais croit chaque année notamment avec le développement de la Chine et l’Inde.

Les réserves couvraient donc 43 années de consommation pétrolière, au rythme de consommation de 2006. En prenant compte des possibilités de découvertes de nouveau puits qui s’amoindrissent cependant chaque année, la dernière goutte de pétrole serait extraite vers 2150

    b) le biocarburant une énergie renouvelable

 

Le biocarburant est la seule ressource renouvelable et écologique immédiatement disponible pour les transports : la seule ressource liquide utilisable en tant que carburant (l’autre ressource est l’eau, mais ce n’est pas un carburant).

D’après  la FAO, les terres disponibles pour l’agriculture dans le monde sont de 41,88 millions de km2 ; les terres effectivement utilisés sont de 15,06 millions de km2. Et la production de biocarburant n’utiliserait que 0,11 millions de km2. Soit moins de 1% des terres agricoles utilisées

Penchons nous sur le cas de la France. La France est le premier producteur de céréales de betteraves de sucre er d’alcool en UE, deuxième exportateur mondial agricole, premier exportateur de l’UE.

La France dispose de 24% des terres agricoles devant l’Espagne le Royaume-Uni  et l’Italie. La France serait donc en meilleur position pour développer la production de biocarburant.

De plus, les terres arables s’étendent en France sur 18,4 millions d’ha dont 1,6 millions de jachères. Quant aux surfaces boisées, elles représentent un total de 15 millions d’ha (soit 27 % du territoire), dont 14 millions d’ha de forêt de production.  Ainsi , la surface totale de production agricole et forestière  s’étend sur 33,4 millions d’ha (18,4+15Mha).

Les produits agricoles français dédiés aux biocarburants en 2005

Type de biomasse

Superficie cultivée

production (million t)

part dédié aux biocarburants

Céréales

8,87

62,3

0,2%

Oléagineux

1,99

5,9

22.00%

Betteraves

0,37

29,3

1,4%

TOTAL

11,23

97,5

2%

 

En 2005 ce sont 2% des cultures qui ont était récoltés à destination des biocarburants. La substitution des biocarburants dans l’essence était alors de 1,2%  Pour atteindre son objectif en 2010 de 5,75% de substitution, ce sont moins de 10% qui seront utilisés.

Ainsi la France peut assurer la production de biocarburant.

 

 

 

CONCLUSION

Les biocarburants ont ainsi deux avantages environnementaux important :

·        Une réduction importante des émissions de CO2

·        Une alternative à la baisse des quantités de pétrole dans le monde

 

 

 

 

B)    Des avantages économiques et politiques

1)      Une indépendance énergétique

 

Depuis l’apparition du pétrole et son exploitation, le pétrole est devenu la principale source d’énergie.les pays importateur tels que les Etats Uni et l’Europe de l’ouest en sont vite devenu indépendant. Cependant, le biocarburant est un moyen de desserrer l’étau des pays exportateurs de pétrole

 

a)      Un meilleur rendement que le pétrole

 

 

Les rendements énergétique sont largement a l’avantages des biocarburants par rapport à l’essence et le gazole quand ils sont produits à partir d’une énergie fournie par les coproduits comme la canne a sucre ou de matières premières respectant les bonnes pratiques agricoles. C’est ce qui se fait en France.

Cependant lorsque que l’on utilise le charbon comme énergies de transformation ou de matière première ayant nécessité des quantités élevées d’engrais, il est largement au désavantage des biocarburants

 

Parlons du premier type de production :

Une étude de l’ADEME a permit d’évaluer les différents rendements énergétiques des biocarburant par rapport a l’essence :

 

Ainsi, pour la production de 2050 unités d’éthanol, on utilise mille unités d’énergie. Alors que pour la même quantité d’énergie utilisée, on ne produit que 873 unités d’essence. Le rendement énergétique de la filière éthanol est 2,3 fois supérieur à celui de la filière essence ; celle de la filière biodiesel est «3,5 fois supérieur à celui de la filière gazole

Ainsi, en France, la production de 3,5 millions de tonnes de biocarburants en 2010 (2,8 millions de biodiesel et 730 000 tonnes d’éthanol) permettra d’éviter l’importation de 2,7 millions de tonnes en équivalent pétrole (TEP)

 

 

b) le soutien de l’Etat

Partout, y compris au Brésil et même avec un prix élevé du baril du pétrole, la production e l’utilisation de biocarburant bénéficie d’avantages particuliers de nature fiscale, économique ou réglementaire.

Ø     Les Etats-Unis ont mis en place non seulement des mesures d’incitation fiscales, mais aussi des obligations et des mesures de protection douanière

·       En matière fiscale, les biocarburants bénéficient d’un crédit d’impôt par exemple : 1 dollars par gallon de biodiesel produit à partir d’huile vierge ou de graisses animales

·       Il existe d’autres mesures :

-          Obligation pour les producteurs de carburants d’incorporer de l’éthanol ou d’autres carburants renouvelable.

-          Interdiction du MTBE qui contient en fait à moitié d’essence mais bénéficiant de la bonne image des biocarburants

-          Aide pour la production industrielle de biocarburant

Ø     Le Brésil lui a investit près de 5 milliards de dollar entre 1975 et 1989. Il mène toujours une politique très incitative grâce à un double dispositif très efficace

·       Une réduction fiscale

·       Une obligation d’incorporer de l’éthanol dans toutes les essences à un niveau élevé supérieur à 20 %.

Ø     L’Allemagne applique aussi des mesures fiscales :

·       Pour l’éthanol : exonération de 63 euros par H

·       Pour le biodiesel : pour l’utilisation a l’état pur : 45 euros/Hl. Pour une utilisation avec 5 % de biodiesel : 15 euros / Hl

Ø     Enfin en France, qui a prit des mesures fiscales presque identique qui s’estime à 275 millions d’euros.

 

Ces mesures ont était prises parce que chaque pays a pour objectif final : devenir énergétiquement indépendant. C’est pourquoi ils favorisent la production et l’utilisation des biocarburants

 

 

2)     Les avantages des biocarburant en France

 

a)     Un débouché pour l’agriculture

 

         -  Depuis les années 1970, la France est devenue exportatrice nette de produits agricoles. Au cours de années 90, son excédent de production a augmenter à tel point que ces excédents n’étaient plus gérés.

 

La réforme des la PAC en 1992 a introduit le gel de terres, afin de limiter les excédents s de production agricoles, en particulier les excédents de céréales. Et l’Europ a mis en pace d’autres mesures contraignantes en plus du gel des terres qui visent à réduire les soutiens publics à l’exportat

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